Après le spectacle Bruxelles, ville d'Afrique, une nouvelle voie s'ouvre. Grâce à un concours de circonstances extraordinaires, je rencontre un jour Philippe Haenen et Benoît Escarmelle de l'Ecole Supérieure des Arts du Cirque. Il se trouve que je ne connais strictement rien à cette discipline mais qu'elle fait appel à beaucoup de références qu'il m'a été donné de rencontrer précémment, que ce soit lors de mes collaborations musicales avec Yehudi Menuhin, chorégraphiques avec Michèle-Anne De Mey ou théâtrales... Je comprend vite l'importance de ce nouveau champs et c'est grâce à l'excellent dialogue que j'ai avec France Perpête, cette aventure peut commencer.

Et comme les surprises sont là pour surprendre, l'incroyable quelques années plus tard, je me retrouve à Kinshasa pour une mission d'étude préparatoire aux développements des arts acrobatiques en République Démocratique du Congo...


2005: Classix


Placés sous la direction artistique de Virginie Jortay, les dix jeunes circassiens, issus de l’Ecole Supérieure des Arts du Cirque à Bruxelles, investissent les planches pour offrir une autre vision du cirque, un art à la croisée des diverses formes du spectacle vivant. Placés sous la baguette de Frédéric Bara, neuf virtuoses de la région Lilloise revisitent les standarts de la musique classique... Tout cela donne Classix

Corps, bouteilles, roses, raisins. Des hommes et des femmes sont assoupis autour d’une grande table. Ces indices de vie forment les reliefs d’un banquet. Des balbutiements de l’enfance au cérémonial de mariage, de la naissance à l’enterrement, des premiers émois amoureux à l’enfer de la guerre, dix acrobates confrontent le « classicisme » de leur art à la rythmique violente de la vie. Classix… en référence à ce répertoire de musique classique que nous partageons tous. Sur des airs célèbres de Schubert, Mozart, Mendelssohn et bien d’autres compositeurs, acrobates et jongleurs emmènent le spectateur dans une rêverie où le trampoline se fait table, les objets deviennent aériens et où les armoires sont sujettes aux postures d’équilibre ! D’un saut périlleux à d’étranges équilibres sur fil tendu, la représentation multiplie les émotions pour se laisser partager par le plus large public.

2003: Le sacre du prinptemps

D'Igor Stravinsky, sous la direction musicale de Pierre Thomas et dans une mise en piste de Virginie Jortay

Mais comment oser encore une nouvelle version du Sacre, pièce maîtresse de Stravinsky ? Après Maurice Béjart ou Pina Bausch, est-ce que tout n'aurait pas été dit ? La sacre est le défi du chorégarphe, mais le cirque n'y a pas encore touché... alors, on essaye ??? On essaye !


2002: Piste aux espoirs de Tournai

Carte Blanche donnée à l'Esac, mise en piste de Virginie Jortay sur des musiques de Bach dans des interprétations classiques mélangées à celles de Wendy Carlos.
Mais qui est donc Wendy Carlos ? Tout le monde se rappelle pourtant de la musique d'orange mécanique, du synthétiseur fou qui s'appropria des intouchables de la musique classique, de quoi encore révulser les puristes rétrogrades... Et bien c'était Wendy Carlos. Faut dire qu'à l'époque, elle s'appelait Walter. Alors, balancier et jonglerie au rythme inéluctable de Bach.


2001: 1913

Mise en piste de France Perpête et Virginie Jortay, spectacle iténérant, créé avec la collaboration des musiciens de l'Académie Franz Constant.