Behzti (déshonneur)

de
Gurpreet Kaur Bhatti


Traduction:
Rudi Bekaert

Mise en scène : Virginie Jortay

Avec
Rudi Bekaert, Hélène Gailly, Christine Henkart, Ventouse Mbala, Marie-Pierre Meinzel, Anne Sylvain et Benoit Van Dorslaer

assistés de Marc Draime
costumes de Benoit Escarmelle
lumières de Stéphanie Daniel
régie de Pierre Piron



du 24 au 28 octobre 2006

au Théâtre National


du 7 au 8 novembre 2006
au Manège.mons- Maison Folie

du 9 au 10 novembre 2006
au Manège.maubeuge


du 16 au 18 novembre 2006
à la Maison Folie Wazemme Lille3000

du 8 au 9 décembre 2006
à la Maison des Arts de Créteil


On pourrait croire que Min est une jeune fille comme il en existe beaucoup au théâtre. Une demoiselle pucelle qui aime un jouvenceau et pour qui les parents ont imaginé un mariage rentable. On pourrait le croire, mais ce n’est pas exactement ça. La jeune fille est sikhe, vit à Londres, a tout de même 33 ans, et surtout, elle se dévoue à Balbir, sa mère handicapée et railleuse plutôt qu’à l’amour d’un garçon. Ce n’est pas tout. Son père s’est suicidé et avait l’habitude d’embrasser sur la bouche Sandhu, le chef de la communauté sikhe à Londres. Et si elle est aimée par Elvis, l’assistant social noir, elle ne le sait pas. Et comme il n’ose pas lui avouer sa passion débordante, la situation risque de ne guère évoluer ! Tout comme Min, il s’occupe de Balbir qui craint la mort comme la peste. Qui a une idée ravageuse : aller au temple et demander à Sandhu de trouver un mari à Min pour qu’elle se marie dans la tradition de son pays. Et si en plus, le fiancé est beau et riche et qu’il leur permette de retrouver les fastes d’antan, ce ne serait que mieux. Sandhu aurait une liste avec des noms de prétendants écrits dessus. Mais il est fourbe comme Tartuffe. Et va abuser de sa position. Et de Min aussi. Et tout le monde le sait, qu’il fait ça aux jeunes filles et parfois aux jeunes gens. Et tout le monde se tait, même les plus abusé(e)s. Cette pièce sur le déshonneur dans une société où le code est celui de l’honneur commence comme une farce haute en couleur, comme une comédie débridée, tourne au cauchemar, au drame humain, à la tragédie universelle. Mais si l’honneur n’est pas sauf, l’amour va triompher. On est au théâtre. Le talent de Gurpreet Kaur Bhatti, une des auteures les plus en vue de la nouvelle écriture théâtrale britannique, réside dans sa capacité à observer les êtres humains étouffés, écrasés par les valeurs traditionnelles et leur manière de s’en accommoder. Le spectacle qu’a imaginé Virginie Jortay est un voyage où chacun sera invité à s’asseoir où il veut, à goûter aux saveurs indiennes, et  bien sûr à découvrir une pièce drôle, caustique, poétique, féroce, tendre et finalement optimiste.

à propos de Gurpreet Kaur Bhatti

Intentions de mise en scène et texte écrit par Virginie Jortay au sujet de Behzti


Une production du Théâtre National, du manège.mons-Centre Dramatique, de Lille 3000 et de la Maison des Arts de Créteil.

Traduction et mise en œuvre : Halles de Schaerbeek, dans le cadre du projet British Twist / New Writing, initié et soutenu par le British Council. Avec l’aide du Ministère de la Communauté française (Service de la Promotion des Lettres), de la SACD, et de Wallonie-Bruxelles Théâtre. Avec le soutien du Groupe Kuru.