Classix


un spectacle de la

quatrième promotion de l'ESAC



Mise en scène : Virginie Jortay

Décor : Benoît Escarmelle
Costumes : Les Mondes Espiègles
Lumières : Manu Deck
Direction technique : Jean-François Keller
Assistanat: Philippe Vande Weghe
régie : Andreas Bartl



du 10 au 13 février 2005
à L'Esac
du 23 au 27 septembre 2005
au Théâtre de la Place


le 6 octobre 2005
au CC de La Louvière

Dix acrobates et neuf musiciens s’approprient le répertoire « des plus grands moments » de la musique classique pour livrer dix tableaux et moments choisis de l’existence. Des contrastes forts, en hauteur ou en couleurs, les rythmes et les mouvements se complètent pour évoquer les joies et les peines. De l’amour des uns à la solitude des autres, les corps racontent aujourd’hui ce que la musique dit depuis toujours. Pour que chacun s’y retrouve ou s’y perde, c’est selon.


Corps, bouteilles, roses, raisins. Des hommes et des femmes sont assoupis autour d’une grande table. Ces indices de vie forment les reliefs d’un banquet. Des balbutiements de l’enfance au cérémonial de mariage, de la naissance à l’enterrement, des premiers émois amoureux à l’enfer de la guerre, dix acrobates confrontent le « classicisme » de leur art à la rythmique violente de la vie. Classix… en référence à ce répertoire de musique classique que nous partageons tous. Sur des airs célèbres de Schubert, Mozart, Mendelssohn et bien d’autres compositeurs, acrobates et jongleurs emmènent le spectateur dans une rêverie où le trampoline se fait table, les objets deviennent aériens et où les armoires sont sujettes aux postures d’équilibre ! D’un saut périlleux à d’étranges équilibres sur fil tendu, la représentation multiplie les émotions pour se laisser partager par le plus large public.

Pourquoi Classix ?

« Classix, c’est l’appropriation de standards de la musique classique, des tubes, des hits, pour dire la vie, colorer de préférence de grands moments, individuels ou collectifs, comme la naissance, le mariage, la mort, l’enterrement, dissimulés parmi de petits moments de moindre importance, comme la découverte de l’amour, la construction sociale, ou l’ascension du pouvoir…
L’idée de ce spectacle n’est pas venue d’un seul coup, mais découle plutôt d’un long processus de réflexion sur l’adéquation musicale à la narration. Cette question m’est apparue cruciale tout au cours de mon expérience théâtrale en tant que metteur en scène ou comme décoratrice sonore. Et lorsque j’ai vu pour la première fois les films expérimentaux d’Oskar Fishinger (mieux connu pour sa collaboration avec Walt Disney pour L’Apprenti sorcier, film d’animation entièrement conçu sur la musique de Paul Dukas), j’ai compris que c’était cela que je rêvais de faire, mais sur scène.
Si je n’avais pas encore défini la forme scénique que prendrait ce spectacle, il m’est apparu évident que le cirque m’offrait tous les outils nécessaires pour raconter cette histoire. La diversité des formes acrobatiques suggère autant de couleurs possibles pour peindre des toiles dont le sujet est laissé en libre accès à l’invention des créateurs. Avec la disparition du « danger comme moteur d’action » que le cirque contemporain a relégué aux oubliettes, et aux règles éthiques que défend celui-ci, il me semble également que les pistes qu’il a ouvertes laissent un vaste champ de recherche pour explorer des territoires (presque) encore vierges.
Le fil rouge sera l’utilisation du répertoire classique. Baroque ou romantique, je perçois une vraie « ouverture » dans la confrontation des formes circassiennes d’aujourd’hui à une composition purement musicale à la fois intemporelle et précisément datée. Outre le fait que cela change de la sur-utilisation des « musiques du monde » pour illustrer de nombreux spectacles de cirque (…), l’utilisation du « grand » répertoire ouvre une piste narrative intéressante et va dans le sens de la création des ballets du début du vingtième siècle. En fait, cette intégration m’offre ce dont j’ai le plus besoin : un récit.
J’aime les formes de récits qui tissent mille choses, où l’explosion des fragments finit par faire sens. Ce n’est donc pas une, mais des histoires que je souhaite raconter. Je veux mettre en œuvre des indices d’une trame narrative à l’intérieur d’un « édifice musical » dont on ouvrirait certaines fenêtres et qui dévoilerait des bribes d’existences, des bouts de fables, un peu dans l’esprit de La vie mode d’emploi de Georges Perec. »

Virginie Jortay


Un spectacle de la quatrième promotion de l’ESAC

co-produit par Banquine asbl et le Groupe Kuru.
Ce spectacle a reçu l'aide le la Communauté française de Belgique et est inscrit aux Tournées Art & vie.

Nous demander des informations, fiche technique et photo: info@banquine.be
Pour tout autre contact: info@groupe-kuru.org

 

 

Sur le plateau

Charlotte Boiveau, Fil de fer
Candice Bordes-Paillet, Cadre aérien
Ester Maria Dazzo, Equilibre sur cannes
Jeanine Ebnöther, Balle contact
Benjamin Eugène, Trampoline et acrobatie
Joan Ramon Graell Gabriel, Cadre aérien
Jan Haegens, Echelle
Mika Netser, Cerceau aérien
Jokke Vanderlinden, Jonglerie et acrobatie
Amélie Venisse, Trapèze ballant


Sur les armoires

Frédéric Bara, Violon et direction musicale
Julien Carpentier, Violoncelle
Claire Noëlle Fortrie, Piano
Fabienne Houzet, Flûte
Sébastien Dewière, Hautboit
Germain-Cédric Robert, Clarinette Aurélien Utz, Basson
Frank Beele, Trompette
Jean Wieger, Cor