le retour

A notre retour à Bruxelles, notre réputation nous précède et des pressions se mettent en place: coups de téléphone, intimidations, lettres anonymes... Deux charmantes dames, bonnes sœurs au demeurant, entreprennent de sauver deux de nos brebis noires égarées parmi notre troupeau d’acteurs galeux, drogués et suppôts probablement de Satan. Il est vrai qu'elles ont "l'Afrique dans le sang" et connaissent la "mentalité bantoue"...


Nous n'étions pourtant partis que deux mois... Tant de choses nous avaient bouleversés et nous sentions qu'un abîme se creusait entre ce que nous avions vécu là-bas et ce qui nous attendait ici. Nous tentions de retrouver ce que nous avions quitté avant de partir mais mais notre regard sur nos propres valeurs était modifié, en profondeur. Il y avait un tel décalage de chaleur... dans tous les sens du terme... chose très étrange que ce phénomène.


Nous n'avions pas encore joué en Belgique qu'un certain style de réaction se manifestait déjà... La première fut ce post-it anonyme envoyé en réaction à notre journal promotionnel.

Nous avons joué 22 fois et comptabilisé près de 9.300 spectateurs.

cherchons graphologue bénévole...
La presse autant que le bouche-à-oreille ont relayé nos efforts promotionnels. Parmi les spectateurs, de nombreuses personnalités importantes du monde belgo-congolais. Après l'Hippodrome de Douai et puis le centre Wallonie/bruxelles à Paris, nous avons enfin eu le plaisir d'arriver au Palais des Beaux-Arts de Bruxelles et de voir la salle se remplir de plus en plus d'Africains, pour enfin terminer notre aventure au Théâtre royal de Namur. Nous avons reçu plus d'une vingtaine de lettres de spectateurs témoignant de leur reconnaissance pour notre démarche. Le fait qu'une partie du voile avait été soulevée les encourageait à se livrer eux-mêmes et à raconter ce qu'ils avaient vécus. Ces lettres sont souvent intimes et relèvent souvent du "secret de famille", provenant autant de mémoires noires que blanches, certaines métissées.

D'autres pressions se manifestent aussi, moins enthousiastes
celles-là. Nous reconnaissons en elles la même idéologie que celle découverte à Kinshasa.