Le sacre du printemps

Mise en scène : Virginie Jortay
Direction musicale: Pierre Thomas

assistée de Philippe Vandeweghe
Lumières: Reynaldo Ramperssad

Costumes: Corinne Bernard






du 17 au19 avril 2003

à l'ESAC


Le Sacre du Printemps, pièce maîtresse de Stravinsky, est proposé par Virginie Jortay et Pierre Thomas aux étudiants de 2ème année de l'ESAC et à trois musiciens de l'Académie " Franz Constant " sous sa forme piano à huit mains.
Un atelier de création présenté au terme de cinq semaines de recherches.



De la rencontre avec cette musique intense naîtra une composition circassienne incarnée par quatorze interprètes. Une première expérience d'immersion du cirque dans cet univers musical déjà beaucoup investi par la danse.

Synopsis

Deux mondes se confrontent dans une visible indifférence., celui des adultes (musiciens) et celui des enfants (circassiens). Aucune communication apparente ne s’établit entre ces deux univers mais, il est clair que celui des adultes a un ascendant quasi divinatoire que celui des enfants. C’est le monde adulte qui donne le rythme, et définit l’espace. C’est lui qui, même s’il ne connaît pas l’issue, définit les règles du jeu. Pour être passés par là, les adultes reproduisent le schéma de « l’initiation obligatoire » par laquelle ils sont passés, sans remettre en question la légitimité de celui-ci. C’est donc impuissants mais complices que les adultes assistent à la catastrophe qu’ils mettent en place et se joue impunément devant leurs yeux.

L’action se déroule en une journée, dans un lieu défini comme celui étant du sommeil. Le réveil du matin appelle au rituel du brossage les dents. C’est le commencement d’une nouvelle journée qui s’annonce sous l’auspice de la pureté : Le dentifrice est blanc. Du pyjama à la tenue de jour, la journée (et son quota de monstruosités) se passe jusqu’à ce que l’appel de la nuit (réparatrice) rappelle que le temps est fini. De la tenue de jour au pyjama de nuit, il faut se débarrasser des stigmates compromettantes : on se lave les dents et c’est du sang qui dégouline de la bouche…l’enfance est cannibale.

Le monde de l’enfance est celui de la violence et de la cruauté. Les enfants ignorent tout de la perversité de ceux qui les observent et sont livrés à eux-mêmes. Ils s’essayent à la cruauté, à la découverte de l’amour et à l’attirance pour le danger. Ils bravent les interdits, surenchérissent le taux de risque. Leurs émotions sont entières, ils passent du meurtre à l’amitié, de la trahison à la fidélité, du bien au mal sans transition. Ils croient en ce qu’ils font, sans aucune distance, sans aucune limite. La domination du groupe sur l’individu est forte, la mise à mort (tout comme l’adulation) est monnaie courante, c’est le principe même du jeu. Des victimes et des héros, des sauveteurs et des prisonniers, des maîtres et des esclaves, des docteurs et des cobayes…toutes les variations sont bienvenues.

Et puis il y a l’exclu, et celui qui s’exclu. Le premier ne peut pas jouer car il empêche les autres de jouer à cause de sa nullité et le second ne veut pas jouer car il est supérieur à cette masse grouillante de débiles pissant encore au lit.
Il y a les armes, celles que l’on peut se fournir facilement et qui sont si efficaces, les déjections du corps : crachats, pipi, caca, vomi…

Et enfin le retour à la réalité : « en pyjama et eu lit ! »


Distribution



Aurélia Brailowsky
Miguel Angel Cordoba Pelegrin
Luis Javier Cordoba Pelegrin
Gaëtan Dejonghe
Jeanine Ebnöther
Damien Gaumet
Adrien Husse
Quintijn Ketels
Lise Korbaa
Almut Sarrazin
Mathilde Sebald
Camille Sola
Romain Timmers
Naïma Tricha

Emportés par les pianos de



Pierre Thomas
Sabine Lawalrerée
Michel Kinnaert
Yves Durant